Article de presse

TSA-2015

Le secteur des assurances touché par la crise économique

Économie

 

15:21  dimanche 7 juin 2015 | Par Tewfik Abdelbari @Tewfikabdelbari | Actualité 
Voiture accidentée - TSA Algérie

Le secteur des assurances accuse, au premier trimestre 2015, une légère baisse du chiffre d’affaires. Il s’est établi à 33,9 milliards de dinars (- 0,1%) selon la note de conjoncture du Conseil national des assurances (CNA), dont TSA détient une copie.

Inquiétudes autour des perspectives de croissance

La baisse de la production des compagnies d’assurances est à mettre en perspective avec les résultats enregistrés un an auparavant. En effet, au premier trimestre 2014, le secteur des assurances avait connu une croissance importante de 7,2%, avec 34 milliards de dinars de chiffre d’affaires, selon le CNA.

Ce recul est dû à la régression de 1,2% des assurances dommages, indique la même source. Une baisse, en valeur, de plus de 390,2 millions de dinars. Cette branche regroupe les assurances automobiles ( 2,4%), incendies et risques divers (- 7,6%), les transports (- 19,1%), les assurances agricoles ( 17,6%) et de crédit ( 11,3%).

Les assurances dommages représentent 92,5% du total du secteur. Ainsi, la mauvaise santé de cette branche annule les progressions des autres domaines d’activités, à savoir les assurances de personnes ( 18,7%) et les acceptations internationales  ( 3,5%). Ces dernières sont, en d’autres termes, la réassurance à l’international.

Dans ce contexte, certains acteurs du secteur des assurances expriment leurs inquiétudes sur l’avenir, notamment sur les perspectives de croissance.

« Il y a urgence à introduire des réformes »

Ainsi, plusieurs assureurs revendiquent des réformes urgentes de la réglementation et des lois qui régissent les assurances afin d’éviter une stagnation, voire une régression, et donner un nouvel élan de croissance au secteur.

Jusqu’ici, l’importation massive de véhicules a porté la croissance des compagnies d’assurances algériennes. Or, avec le ralentissement du nombre de nouvelles immatriculations et, par conséquent, des nouveaux contrats d’assurance, les résultats risquent de s’orienter à la baisse.