Article de presse

EL MOUDJAHID 04-09-2012

L’expérience suisse en débat

Une conférence de presse en prévision d’un séminaire de deux jours portant sur l’expérience suisse dans le domaine des assurances dans le cadre d’un partenariat avec le grand réassureur mondial «SWISS RE» a été organisée, hier, à l’hôtel «Hilton» par l’Algérienne des assurances, première compagnie d’assurance privée crée à la faveur de l’ouverture de l’activité à la faveur de l’ordonnance de 1995.

Dans son intervention le directeur général de la compagnie a souligné les objectifs recherchés à travers le recours à l’expérience suisse pour dire qu’il s’agit, en priorité, d’améliorer la qualité des prestations fournies aux clients dans ce souci de fidéliser la clientèle. Le programme de la formation qui entame sa troisième année a confirmé «ce besoin d’une remise en question pour revoir notre perception du risque et notre façon de gérer » a- t-il affirmé. M. Tahar Bala a également insisté sur les avantages de l’assurance dans la sphère économique. «L’assurance est indispensable pour l’entreprise qui veut se prémunir de risques éventuels quelque soit la nature de l’activité car c’est par l’indemnisation que renaît l’entreprise».C’est en fait le «moteur de l’économie», dira t-il. A ce propos, le conférencier reconnaît que la CAT-NAT, pourtant obligatoire, conséquemment à la promulgation de l’ordonnance n°03-12 du 26/08/2003 n’attire toujours pas grand monde par manque de communication notamment. Et de solliciter les médias pour contribuer à vulgariser ce produit auprès du public. Dans le même contexte, il indiquera que les biens sans titre de propriété ne sont évidemment pas assurables mais qu’il existe une loi qui permet la régu-larisation de leur situation. A une question relative aux lenteurs caractérisant le traitement des dossiers d’in-  demnisation,  il précisera que le processus exige une expertise en sus de l’examen approfondi du dossier. Aussi, devrait-il expliquer, la procédure varie d’une compagnie à une autre et d’un dossier à un autre du fait que le risque est apprécié différemment. Sur un autre registre, il expliquera que la séparation entre les assurances  personnes et dommages n’a pu être opérée par la compagnie comme exigé pour des raisons objective dont le niveau du capital et les difficultés à créer d’autres filiales tout en précisant que le seul de l’assurance personnes est resté le même soit un niveau dérisoire. Concernant la couverture de l’assurance automobile, M.BALA déplore le tarif d’assurance jugé dérisoire. «Nous avons sollicitéle département des finances pour son relèvement mais ça bloque» a-t-il affirmé. En effet, les assureurs ont plaidé l’augmentation de la part de cette assurance pour leur  permettre  d’équilibrer leurs recettes et dépenses sous l’argument que  cette derrière demeure déficitaire du fait du grand nombre d’accidents et des dépenses générées.Il ya lieu de souligner que l’Algérienne des assurances qui compte s’inscrire dans l’assurance industrielle couvre 4% du marché algérien des assurances. Le bilan de la compagne au titre de l’exercice 2011 fait ressort un chiffre d’affaires de 3,2 milliards de dinars soit une évolution de 13% et d’un bénéfice de 307 millions de dinars. La compagnie dispose d’un réseau de 130 agences et de 07 délégations. La compagnie est dotée d’un capital de 1 milliards de dinars.

D. Akila