Article de presse

Le Jeune Indépendant 04-09-2012

L’Algérienne des assurances tire profit de l’expérience suisse

Dans l’objectif d’améliorer ses prestations et en vue d’attirer de plus en plus de clients potentiels, l’Algérienne des assurances 2A a initié, pour la troisième fois consécutive et en partenariat avec Swisse Re, deuxième réassureur mondial, des cycles de formation portant sur l’assurance des risques techniques. 

 

Ce programme, a expliqué son directeur général, Bala Tahar, lors du séminaire portant sur l’expérience suisse en la matière, tenu hier à Alger, qu’il concerne les cadres de la 2A chargés des souscriptions dans le domaine des risques industriels et d’ingénierie. Il a fait savoir, en plus, que la 2A compte se lancer dans plusieurs formations avec les pays qui ont une longue expérience dans le domaine, afin d’améliorer ses prestations. Partant du fait que le marché de l’assurance algérien est sous-exploité, le responsable de la 2A estime que beaucoup d’opportunités restent à exploiter sur le marché national, notamment avec l’introduction de plusieurs nouveautés pouvant attirer l’attention des citoyens les plus réticents. Le constat est donc là : la branche assurance traîne toujours dans notre société. «L’Algérien commence à réfléchir à l’acte de l’assurance sérieusement, malgré un faible taux de pénétration (sur le marché)», a-t-il déploré tout en indiquant que sa compagnie détient seulement 4 % des parts du marché national. Revenant sur la question de la séparation entre l’assurance des personnes et celle des dommages, M. Bali estime qu’il est encore trop tôt pour l’envisager compte tenu du capital de la 2A estimé à seulement un milliard de dinars. « On ne peut pas créer une autre filière avec un tel capital», a-t-il souligné tout en relavant que le chiffre d’affaires de l’exercice 2011 de la 2A est de 3,2 milliards de dinars, soit 13 % d’évolution par rapport à 2010. S’agissant du bénéfice, le même interlocuteur a dévoilé un montant de 307 millions de dinars, en progression de 20 % par rapport à 2010. Pour ce qui est de l’assurance contre les catastrophes naturelles (cat-nat), ce responsable estime qu’elle n’a pas connu d’évolution en raison du désintéressement des citoyens envers cette branche. Et ce «en plus d’une mauvaise communication, malgré le fait qu’elle soit obligatoire», a-t-il souligné.  Il y a lieu de noter, par ailleurs, que l’Algérienne des assurances est la première compagnie en Algérie à avoir la certification ISO 9001, version 2008, pour la qualité. Ses activités sont développées à travers un réseau implanté sur tout le territoire national, alors que ses prévisions d’assurances concernent un domaine particulièrement lucratif, celui relatif aux grandes infrastructures (usines, ouvrages d’art, équipements collectifs, aéroports). Cette compagnie s’est vu renouveler, depuis le 30 septembre 2010, la certification de son système de management de la qualité selon la norme ISO 9001 version 2008. Le renouvellement de la certification concerne ses opérations d’assurances, toutes branches confondues. 

  K.B.