Article de presse

L'EXPRESSION 04-09-2012

SÉMINAIRE SUR LA COUVERTURE DES ACCIDENTS ET SINISTRES

L’Algérienne des Assurances teste ses agents

L’ASSURANCE des risques techniques et l’attitude à tenir en cas de modification des clauses du contrat ont été au centre du séminaire organisé, hier, au profit des agents de la 2A.

 

Afin d’évaluer les connaissances de ses agents et savoir s’ils connaissent et appliquent au pied de la lettre la loi et les règlements en matière de couverture des risques techniques, la 2A a organisé à Alger, hier, un séminaire de deux jours sur ce thème. Animé par Rachid Merrouche, représentant de la Suiss Reinsurance Company, ce séminaire a été mis à profit par les présents pour évaluer leurs connaissances et échanger leurs expériences, à l’ombre des changements et mutations profondes qu’a connus le secteur des assurances ces dernières années. Selon l’orateur, « le but de ce séminaire est de revoir les polices d’assurances pour essayer de mieux les comprendre. »  Citant l’exemple de la police tous risques chantier/

tous risques montages, M. Merrouche a indiqué que cette assurance est constituée généralement de deux sections différentes, qui peuvent, donc, faire l’objet de deux polices distinctes, à savoir dommages matériels et responsabilité civile.

Après avoir rappelé que certaines polices en couvraient une troisième relative, elle, aux pertes d’exploitation anticipées ou retard dans le démarrage, l’expert des assurances a énuméré les principaux périls de la section une et qui sont, selon lui, l’incendie, l’explosion, les périls naturels, le vol, l’effondrement et les erreurs de conception.

Seuls les dommages et pertes sont couverts au titre de la section une, alors que pour la seconde, il s’agit d’«une couverture optionnelle dont l’objectif n’est pas de remplacer les polices responsabilités civiles souscrites par les constructeurs, mais de faciliter la tâche aux assurés». Quant à la section trois, elle a pour but d’«indemniser l’assuré ou maître de l’ouvrage pour la perte de marge brute subie, consécutive à des dommages indemnisables au titre de la section une, provoquant une perturbation dans le déroulement des travaux et un retard dans la mise en service de l’installation assurée».

Abordant la question de la sous- traitance et la couverture des engins affrétés par le maître de l’ouvrage pour réaliser son programme, le conférencier a souligné que c’est ce dernier qui doit s’acquitter des frais d’assurance et non pas le propriétaire.

La police d‘assurance et l’étendue de la couverture diffèrent selon les types d’ouvrages à réaliser. « La police d’assurance n’est pas la même lorsque vous construisez un hôtel, une raffinerie ou un barrage  », a-t-il expliqué.

Des conditions spéciales sont prévues, dans le cas de construction d’un barrage où des essais de terrassement doivent être effectués. Rachid Merrouche a, tout au long de ce séminaire, posé des questions pour évaluer le degré de connaissance de ces stagiaires de deux jours et savoir s’ils maîtrisent leur sujet.

 

 K. A.